Les faits, simplement

En période électorale, chacun peut défendre son bilan. Mais une exigence demeure : le respect des faits.

Notre communauté mérite mieux que les raccourcis, les peurs agitées et les récits reconstruits.

Impôt universel : non, Renaissance n’a pas voté pour

Une accusation circule : la “macronie” voudrait imposer un impôt universel aux Français de l’étranger, en alliance avec la gauche.
C’est faux.
Un amendement proposait un “impôt universel ciblé” visant certains Français aux très hauts revenus installés dans des pays à fiscalité nettement plus faible, avec crédit d’impôt pour éviter la double imposition.
Il a été rejeté.
Surtout, dans le groupe Ensemble pour la République, celui de Renaissance, aucune voix “pour” : 54 contre, 7 non-votants.
On peut débattre de fiscalité, d’exil fiscal, de conventions internationales ou de non-résidence. Mais on ne peut pas faire dire à un vote le contraire de ce qu’il dit.
Renaissance ne défend pas un impôt universel frappant indistinctement les Français de l’étranger. Nous défendons une fiscalité juste, lisible, réaliste, respectueuse des conventions fiscales et de la vie concrète de nos compatriotes.
Les Français de l’étranger ne sont pas des suspects fiscaux : ils travaillent, étudient, entreprennent, élèvent leurs enfants, paient déjà leurs impôts dans leur pays de résidence et gardent un lien fort avec la France.
Les inquiéter artificiellement pour des raisons électorales n’est pas sérieux.

Moncton : une mobilisation collective, avec un rôle essentiel de notre famille politique

La fermeture du consulat de France à Moncton avait d’abord été envisagée dans une logique administrative et budgétaire.
La mobilisation a été rapide et décisive. Mais le maintien du consulat n’a pas été obtenu par une intervention isolée, ni par une démarche personnelle que l’on pourrait aujourd’hui s’approprier.
Il a été rendu possible par un travail collectif, relayé au plus haut niveau, notamment par des élus et parlementaires de notre famille politique.
Roland Lescure, alors député des Français d’Amérique du Nord, s’est engagé pour maintenir une présence française formelle à Moncton et a porté l’importance stratégique, consulaire et symbolique de ce poste.
Au Sénat, Frédéric Marchand, sénateur LaREM, a interpellé le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, rappelant que Moncton n’était pas un simple point administratif, mais un lien vivant entre la France, l’Acadie, les provinces atlantiques et Saint-Pierre-et-Miquelon.
C’est ensuite Jean-Yves Le Drian qui a annoncé, au nom du gouvernement, que la fermeture du consulat de France à Moncton ne serait pas menée à son terme.
La mobilisation franco-acadienne, les voix locales et les élus consulaires ont compté. Mais les relais parlementaires, ministériels et gouvernementaux ont joué un rôle essentiel — et notre famille politique y a pris toute sa part.
Nous ne cherchons à effacer personne. Mais nous refusons qu’une victoire collective soit réduite à un récit personnel ou à une appropriation électorale.

Droit au compte : oui au droit effectif, non aux textes fragiles

Autre contre-vérité : Renaissance serait opposée au droit des Français de l’étranger à disposer d’un compte bancaire en France.
C’est faux. Bien au contraire.
Ce droit existe déjà, mais reste trop difficile à exercer : refus d’ouverture, fermetures unilatérales, justificatifs impossibles à produire depuis l’étranger, obligations de conformité, difficultés liées à FATCA pour nos compatriotes établis aux États-Unis.
Nous partageons le constat : le droit au compte doit devenir plus effectif.
Mais partager un constat ne signifie pas approuver n’importe quelle réponse juridique.

Roland Lescure n’était pas au banc des ministres lors de l’examen de la proposition de loi de Mélanie Vogel.

C’est Sébastien Martin qui a répondu aux sénateurs au nom du gouvernement.
Sur le fond, certaines dispositions posaient difficulté : imposer à La Banque Postale une obligation spécifique d’ouverture de compte pour des Français établis hors de France pouvait fragiliser le texte au regard de l’égalité de traitement, du droit européen, des règles prudentielles et des obligations bancaires.

Un texte peut sembler généreux, mais rester fragile. Et un texte fragile ne règle rien.

Notre méthode : renforcer le droit au compte existant, faciliter la saisine de la Banque de France, mieux accompagner les Français de l’étranger, accélérer les procédures et empêcher les fermetures abusives par des solutions réglementaires plus rapides.
Nous travaillons avec Éléonore Caroit et Roland Lescure pour une solution juridiquement solide, rapide et réellement utile.
Si vous rencontrez une difficulté d’ouverture ou de maintien d’un compte bancaire en France, vous pouvez nous écrire pour être orienté et, lorsque c’est possible, accélérer vos démarches.

PEQ : une action initiée par Florent Pigeyre et portée par Me Gérard Samet

Sur le PEQ, les faits sont clairs.
L’action judiciaire a été initiée par Florent Pigeyre.
Les documents du dossier désignent Florent Pigeyre comme le seul et unique client de Me Gérard Samet.
Me Gérard Samet, avocat et membre de notre liste, a déposé l’action judiciaire à la demande de Florent Pigeyre.

Il y a une différence entre commenter un dossier, soutenir une démarche, s’en réclamer publiquement, et en être effectivement à l’origine juridique.
Nous respectons tous ceux qui se mobilisent pour les étudiants, jeunes diplômés, travailleurs qualifiés et familles touchés par le PEQ. Mais nous ne pouvons pas laisser entretenir une confusion sur l’origine réelle de l’action judiciaire.

Un mandat existe. Un client est identifié. Un avocat a agi. Une action a été déposée.
Florent Pigeyre en est l’initiateur. Me Gérard Samet en est l’avocat.
Les documents valent mieux que les récits.

La vérité comme exigence démocratique

Sur la fiscalité, Moncton, le droit au compte et le PEQ, nous faisons le choix des faits.
Les Français de Montréal, Moncton et Halifax n’ont pas besoin de caricatures, de menaces déformées ou de bilans reconstruits. Ils ont besoin d’élus disponibles, solides, capables de travailler avec les institutions françaises et canadiennes, et de défendre des dossiers complexes sans les travestir.
C’est le sens de notre engagement avec la Liste officielle Renaissance menée par Florent Pigeyre : une représentation utile, concrète, juridiquement sérieuse et respectueuse des faits, avec un programme disponible ici : https://www.florentpigeyre.com/nos-engagements